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 Cohabitation forcée...[Sherry]

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Nick Walters*

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MessageSujet: Cohabitation forcée...[Sherry]   Mer 17 Déc - 2:15

Il devait être une heure, un début d’après-midi s’annonçait haut dans le ciel avec un soleil resplendissant, et presque insoluble, un astre qui s’éveille et nargue ses êtres minimes qui survivent en dessous de lui, répandant une chaleur insupportable. Depuis les quelques années passées en ces lieux rustiques, Nick Walters, un renégat comme on le nommait si bien de l’autre côté des remparts de la citadelle, avait apprit à vivre selon la fortune de son habitat imposé.
Comme d’habitude, il parcourait les dunes de sable en éclaireur. Surveillant le campement, le jeune homme était paré à toute attaque éventuelle survenue d’Eden. Solitaire, Nick s’écartait volontairement d’autrui, il avait toujours préféré faire équipe seul depuis le départ de sa sœur. Bien entendu, il suivait les ordres de Quentin, mais Nick semblait plutôt abandonné à l’isolement volontaire.

Un vent, typiquement saoudien, se levait. Les bourrasques ne mirent pas longtemps à bafouer la vision réceptive et attentionnée du jeune homme. Il se masqua alors le visage avec un cache-nez sombre qu’il mettait constamment autour de son cou lorsqu’il partait pour ses moments d’excursion. Il avait l’habitude maintenant des rafales du désert. Il était d’ailleurs censé de conclure qu’une tempête de sable se préparer. Explorateur des dunes en bonne et due forme, il affronta les prémices des tornades pour retrouver un abris. Walters connaissait le coin comme sa poche, il se savait non loin d’une grotte. Les yeux plissés, le bandana couvrant partiellement sa figure et la main sur son canif situé près de sa ceinture, prêt à l’emploi, Nick avançait lentement en faisant de grands pas.

Le messie arriva. A grand effort, il se tira d’affaire et put enfin respirer aisément, laissant tomber le masque. Une épaisse couche de grains sablonneux recouvrait ses cheveux châtain clair. Il passa la main dans ses cheveux pour épousseter sa crinière, faisant de même avec ses vêtements car on avait du mal à entrevoir son jean et sa veste kaki. Enfin les faits accomplis, les iris clairs jaugeaient enfin l’abri naturel. Un long tunnel rétrécissait à vue d’œil la caverne derrière lui. Nick s’assit au sol, il n’avait plus qu’à attendre. Attendre que la tempête de sable se calme pour reprendre son tour de garde. Ici il était sauf et de toute évidence personne ne pourrait vagabonder par ce temps.

Le jeune homme retira son sac de son dos et chercha une boite de petit pois en conserve. Nick avait toujours détesté ce genre d’aliments…Seulement le choix gastronomique n’étant pas à l’ordre du jour, il devait soit mangé les petites boules vertes ou bien mourir de faim. Quelques brindilles amenées par le vent jonchaient le sable autour de lui, il en prit quelques une pour faire un tas devant lui. Son ventre grognait. Il sortit son zippo, un objet inséparable, et alluma une brèche dans cet état précaire. Un feu fragile se créa. Son couteau tiré de sa ceinture, il le planta dans l’aluminium de la conserve pour ouvrir la boîte de son seul refuge culinaire. Soudain un bruit, dans son dos, le mit aux aguets. Il laissa la conserve et brandit son couteau, prêt à faire volte-face devant la personne qui surgirait d’un moment à l’autre.


- Qui est là ? Lança-t-il, durement, en tournant la tête brusquement.
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Sherry Garner*

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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Mer 17 Déc - 15:16

    Sherry forcée de devoir se reposer avait pris possession des lieux sombres de cette grotte. Après avoir été faire un tour du côté d'Eden, elle était revenue dans son habitat naturel. Ayant échappé à deux ou trois renégats, elle restait toujours sur ces gardes depuis qu'un renégat avait réussi à la blesser. On l'aurait eu une fois mais pas deux. Elle s'avança alors dans le fond de celle ci. Ses yeux avaient très fait la différence entre la lumière extérieure et la luminosité de la grotte. L'habitude surement. Puis elle laissa son corps glissait le long d'une des parois. Avant de retirer sa veste et de s'en servir comme oreiller. Ses yeux ne tardèrent pas à se fermer et un lourd sommeil prit possession d'elle.

    Tout la matinée, elle s'était éprise à vagabonder dans ses rêves les plus fous. Mais un cauchemard refaisait toujours surface à la fin de son sommeil : la mort de sa famille. Chaque détails étaient gravés dans sa mémoire et ne la laisseraient jamais tranquille tant qu'elle ne serait pas guérit. Le cri strident de sa mère atteignait toujours ses tympans et son sommeil s'agita. Puis elle revécut une énième fois la mort de son père, ses doigts se crispèrent alors et formérent un poing. Elle tenta d'ouvrir les yeux sans succès, il fallait encore qu'elle revive celle de ses frères. Une fois le souffle de cette tuerie passait, elle put enfin rouvrir les yeux. Le souffle haltant, elle tata le sol avec ses doigts pour attraper une gourde d'eau. Elle en but une longue gorgée et se releva avec difficulté.

    Le temps que ces yeux s'habituent de nouveau à la sombre luminosité, elle entendit un bruit. Quelqu'un venait d'entrer dans le grotte. Elle ne savait pas de qui il s'agissait mais son coeur se mit à battre rapidement. Elle se leva alors, attrapa sa veste et la remit très vite sur elle. Elle passa son visage entre les rochers pour distinguer une silhouette imposante. Mais son regard se détourna vite vers la seule issue. Impossible de sortir, une tempête de sable faisait rage dehors et les grains de sable qui s'envolaient déjà au pied de cet homme pouvait en témoigner. Tant pis, elle n'avait qu'à rester cacher derrière ce rocher et il ne lui arriverait rien. Mais en voulant se rasseoir, elle fit tomber lourdement sa gourde sur le sol, laissant éparpiller les quelques gouttes qui lui restaient sur ce sol poussièreux. Elle ferma alors les yeux, se marmonna quelques jurons et haussa les épaules avant de se résigner à montrer le bout de son nez.

    Sa stature assez fine mais sure d'elle fit alors face au jeune homme. Sherry plissa les yeux pour tenter de distinguer quelques traits de son visage mais ce fut sans succès, la distance entre eux était trop grande. Elle s'avança alors lentement jusqu'à atteindre une distance convenable. Elle put enfin apercevoir plus nettement le visage du jeune homme qu'elle ne connaissait pas. Le couteau qu'il pointait sur elle attira alors son attention. Elle croisa ainsi les bras et décrocha quelques mots.
    « Mauvaise question ! Vous auriez du dire : Qui vais je tuer aujourd'hui ? » Un sourire niais s'écrasa sur ses lèvres. Elle ne serait pas étonné si on lui disait que l'homme en face d'elle était un renégat. A partir de cet instant plus rien n'arriverait à lui faire détourner le regard de cet homme à part peut être la nourriture.
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Nick Walters*

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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Mer 17 Déc - 21:07

Il s’était relevé avec une agilité certaine, son regard cherchait à dévisager la personne restée dans l’ombre de la grotte. Mais peine perdue. C’est alors qu’elle avança lentement vers lui, pour offrir sa figure à la luminosité. Une jeune femme brune le toisait alors. Le couteau toujours brandit à son intention, Nick parut surpris de cette apparition. A vrai dire, il ne s’était pas attendu à voir une demoiselle en travers de sa route. Le renégat pensait sûrement qu’un combat sans merci aurait du s’annoncer. Cependant…Son regard clair divagua sur la jeune silhouette menue, bien plus petite que lui qui dépassait les un mètre quatre vingt cinq. Des cheveux longs d’un noir d’ébène et des yeux presque flamboyants, une attaque qui devait sûrement lui être adressé.

Relevant la tête, prenant cet air distant qui le caractérisait si bien, Nick écouta les mots de la jeune femme. Une offensive cinglante qui fit sourire de façon moqueuse le renégat. La tuer elle ? Pourtant elle n’avait pas l’air d’être un de ces habitants d’Eden qui se croyaient tout permis par unique prétexte qu’ils avaient le cœur à l’abri.


- Te tuer ne servirait pas à grand-chose. Je ne fais pas les choses quand il n’y aucun intérêt derrière ! Lança-t-il avec une pointe de provocation et d’amertume.

Walters abaissa sa garde, après tout il jaugea qu’elle ne représenta aucun risque éventuel. Son attention se porta alors au sol, le feu minime qu’il avait tenté d’allumer précédemment s’était totalement éteint. D’ailleurs, il émit son mécontentement :


- Merci en tout cas pour avoir éteint mon feu…

Il se rassit sur le sable, sortant à nouveau son briquet et s’attelant aux brindilles.
En ce moment même, Nick reflétait l’indifférence qu’il avait toujours eut à l’égard des autres. A quoi bon se soucier alors que l’on finit toujours par se rendre compte que c’est à sens unique ?
La tempête bougonnait au dehors, quelques grains de sable arrivaient même jusqu’à danser autour de leurs chevilles. Nick tourna légèrement la tête mais ne la regarda pas. Sa voix raisonna calmement mais dans un ton qui laissait présager cette jalousie qu’il vouait au monde entier :


- Qui es-tu ? J’en conclu que tu n’es pas d’Eden sinon tu serais armée jusqu’aux dents et te serais jeter sur moi pour m’abattre. Pourtant tu ne sembles pas avoir peur d’un renégat, je me trompe ?

Cela faisait tellement longtemps que Nick n’avait pas parlé. Volontairement, il s’engouffrait seul dans son cauchemar dont il ne voudrait jamais stopper. Il reporta ses iris sur le petit tas de branches et s’obstina à vouloir allumer un feu. De légères bourrasques venaient s’immiscer entre eux et suffire à souffler la flamme qui s’échappait du briquet du jeune homme.
Brusquement, il se leva, abandonnant son activité toujours vaine d’espoir. Il sortit un paquet de cigarette de la poche intérieure de sa veste. L’instant d’après une fumée blanchâtre glissait impétueusement entre ses lèvres. A quelques mètres de lui, la jeune femme restait dans un coin à son opposé, Nick se tourna vers elle et lui lança le paquet en effleurant son regard du sien avec désinvolture.
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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Jeu 18 Déc - 0:53

    Sherry gardait un oeil attentif sur le jeune homme qui ne lui voulait apparement pas de mal mais il fallait toujours se méfier des renégats. Il suffisait de baisser sa garde pour qu'il vous plante un couteau dans le dos. Elle resta alors en retrait, regardant le jeune homme de haut en bas. Il souria de façon moqueuse à sa remarque mais elle s'en fichait éperdumment car dès que la tempête dehors aurait fini de faire rage, elle s'enfuirait de nouveau. Elle jeta alors un regard furtif au dehors mais pour l'instant cette tempête n'avait pas fini de déverser sa colère et elle devait donc cohabiter avec ce renégat.

    Elle ne prit pas la peine de répondre à sa provocation et préféra au contraire lever les yeux au ciel mais resta méfiante contrairement à lui qui venait de baisser sa garde. Le plus drôle dans l'histoire, c'était qu'il l'accusait d'avoir éteint son feu. Son sourire niais réapparut alors sur ces lèvres et elle déclara sur un ton froid mais très ironique.
    « Mais de rien, il fallait bien faire quelque chose pour calmer tes ardeurs. » Au moins, il se fichait d'elle et ce n'était absolument pas pour lui déplaire. Après tout, si il venait à vouloir ne plus lui parler, ça ne l'a dérangerait pas plus que ça. Elle décroisa ses bras, il était désormais assis par terre et dos à elle. Elle aurait pu l'assomer ou même le tuer mais elle ne souhaitait pas se faire blesser à nouveau et encore moins devenir une criminel. Elle n'avait et ne tuerait jamais personne même pour se venger. Il y avait bien d'autre façon de faire.

    Puis elle scruta minutieusement chaque geste qu'il pouvait avoir. Il sortit un paquet de cigarette mais Sherry avait arrêté depuis bien longtemps surtout depuis qu'il était de plus en plus difficile pour elle de s'en procurer. Elle attrapa tout de même le paquet qui lui jeta sans grande délicatesse mais ça ne l'étonnait guerre. Elle en sortit une mais ne l'alluma pas. Elle contourna ensuite le jeune homme et s'approcha de son petit camp improvisé pour y déposer le paquet de cigarettes près de son sac. Elle ne se souhaitait pas particulièrement avoir de contact avec lui. Elle souffla ensuite doucement et laissa son corps s'appuyait contre une paroi de la grotte. Elle joua nerveusement avec sa cigarette et après mure réflexion, décida enfin de faire la conversation au renégat.
    « Pour répondre à ta première question, disons simplement que je suis une solitaire. Ensuite je dirais que tu ne te trompes pas et que je n'ai plus peur dès rénégat depuis qu'un de tes chers camarades m'a détruit la jambe. » Elle souleva le bas de son jean pour le remonter et laisser entrevoir un pansement assez pathétique qui cachait une blessure datant de plusieurs jours. Puis elle le rebaissa et croisa le regard du jeune homme. Elle ne s'attendait pas à de la pitié et encore moins à une réaction de sa part, elle ne se souciait absolument pas de qu'il pouvait penser d'elle à cet instant. Puis elle continua à discourir, ne lui laissant pas le temps de dire quoique ce soit. « En plus de ça, apparemment vous êtes tous sous les ordres d'un homme. C'est assez pathétique enfaite parce que vous êtes alors tous des soumis ! Et juste pour information, tous les habitants d'Eden ne sortent pas toujours armés jusqu'aux dents alors je serai toi je me méfierai.» Oui, elle jouait avec lui mais simplement pour tester ses limites. Et puis, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu la chance de pouvoir se divertir et elle avait bien l'intention d'en profiter.
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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Jeu 18 Déc - 19:55

« Mais de rien, il fallait bien faire quelque chose pour calmer tes ardeurs. », cette réplique divinement acerbe raisonna plusieurs fois dans l’esprit de Nick. Mais il ne fit aucun commentaire. Elle s’amuserait sur le même pied d’égalité, indifférence, ironie piquante et désinvolture provocante. Puis, elle resta alors muette, ne répondant pas à ces railleries… Ou dans tous les cas, pas pour le moment. Après qu’elle reçut le paquet de cigarettes un peu agressivement, elle s’installa non loin de lui, posant la petite boite sur les affaires du renégat. Tisonnant, affûtant le petit tas de brindilles qui commençaient à frémir de petites flammes, les prunelles masculines se perdaient dans la rougeur batifolante du feu.

Le temps était le seul maître troubleur de ce silence commun. On aurait dit que chacun de ces deux inconnus avaient approuvé le calme. Inconnus, certes. Différents, éminemment. Adversaires, depuis leur premier regard. Etait-il pourtant essentiel, voire ironique, de mentionner que Nick Walters était l’ennemi de tout le monde ? Il ne faisait confiance à personne, même pas pour Quentin Grant pour qui il avait néanmoins du respect et de l’obéissance.

La voix féminine retentit de nouveau. Lointaine dans cet esprit aussi rustre que le feu naissant. Après tout, elle ne pouvait deviner le tempérament légèrement colérique du jeune homme. Badinerie ouverte ? En tout cas, elle déployait son heure de gloire en voulant l’attiser… Qu’attendait-elle ? Pourtant elle savait pertinemment à quel groupe il appartenait. Ne le laissant pas ajouter sa part de commentaire, elle poursuivit en franchissant les froides limites que Nick s’imposait fébrilement. Il n’avait jamais maitrisé un sang froid hors pair et réagissait souvent au quart de tour. Elle l’insultait impunément, comme s’il était un chien sous la tutelle hipnotisante d’un maitre. Un pantin… Inutile d’affirmer que son sang n’avait fait qu’un tour, Nick tourna brusquement la tête en sa direction, toisant la demoiselle d’un œil morne.

Elle continua pourtant…Ne s’arrêtant pas à de simples paroles acerbes.
Quand les dernières palabres avaient été lâchées comme une détente sur le renégat, celui-ci fit mouche :


- Effectivement je n’ai pas vérifié ! Il se pourrait que tu es caché ton jeu sous ce malheureux bandage ?

Dans une rapidité, il attrapa la jambe blessée de la jeune femme, découverte quelques minutes auparavant. Sans douceur, ni scrupule, la poigne se fit de fer, Nick pouvait sentir le bandage et les os se compressaient entre ses doigts. La bloquant ainsi, ne prenant pas son couteau coincé à sa ceinture, il s’approcha de la jeune fille jusqu’à paraître à demi sur elle. Il ne s’aplanit pas sur son corps, pourtant ses iris de feu n’étaient plus qu’à quelques centimètres de ceux de la jeune femme.

- Qui es-tu pour parler des renégats comme si tu les connaissais ? Ne prétend pas me connaître non plus…

Sa voix resta dans un calme posé mais on pouvait voir sa mâchoire se contracter. Oui, elle avait réussit. Elle l’avait mit dans tous ses états. Nick accumulait une rage de dix années qu’il était facile de faire renaitre.

- C’est là que mes ardeurs auraient besoin d’être calmées, tu ne pense pas ? avoua-t-il à mi-voix dans un petit sourire de malices.

Peu à peu, il se redressa, résistant follement à la fouiller au corps. Mais il se résigna, abandonnant la poigne d’acier sur la jambe féminine. L’air d’indifférence voila de nouveau le visage du renégat. Apprenait-il enfin à se maitriser ? Oh non, il lui suffirait d’un autre mot pour la violence repeigne les traits d’expression.
Joueur invétéré, Nick se surprit alors à attendre sa prochaine répartit. Elle voulait tester ses limites ? Tant mieux… Le jeune homme en ferait de même. La vie n’était telle pas qu’une partie d’échec ?
Un duel foudroyait venait de lancer les dés, c’était à elle de jouer.
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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Ven 19 Déc - 14:40

    Le regard lointain, elle le regardait sans vraiment le regarder. Celui était vide et venait de s'évanouir dans un autre monde. Mais très vite, elle revenue à la réalité même malgré ce silence qui n'était pas du tout pesant pour elle. Le silence était son seul véritable ami, le seul qui avait toujours su rester présent pour elle. Peut être même le seul à qui elle accordait pleinement sa confiance. Elle soupira longuement avant de le voir s'approcher et lui aggriper fortement sa jambe au niveau de sa blessure. Elle se mordit douloureuse l'intérieur de la joue jusqu'au sang, il ne pouvait pas savoir à quel point il lui faisait mal mais elle ne savourait pas vaincu pour l'instant. Il pouvait appuyer aussi longtemps qu'il le désirait, elle resterait droite et se batterait même si l'issue de ce combat devait en être la mort.

    Elle ne souhaitait absolument pas répondre à ses questions qui ne demandaient pas de réponses. Seul un regard noir et très sombre était posé sur lui. Pourquoi répondre, alors qu'il venait d'avoir la réponse à sa question. Sa poitrine se souleva pour lui permettre de respirer, elle tenta de se dégager mais ce fut sans succès. Elle était fortement consciente de n'avoir aucune force face à un renégat mais elle ne déclarerait pas encore forfait. Après tout, les mots primaient toujours sur la souffrance. Elle écrasa la cigarette qu'elle tenait dans ses mains et répliqua sans aucune gentillesse dans la voix.
    « Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne prétends pas te connaître et je ne prétendrai jamais de connaître. Tout ce que j'en conclus, c'est qu'il t'en faut peu pour te mettre en colère ! » Les mots étaient à présent sa seule arme.

    Puis il la lacha enfin, et elle put enfin retrouver une respiration normale bien que encore sacadée. Elle se laissa tomber au sol sans tenter de se retenir et déchira le bas de son pantalon à l'aide du peu de force qu'il lui restait. Sa blessure venait de se rouvrir mais ce n'était pas la plus grave car celle de son coeur aussi venait de faire de même. Jamais encore, elle n'avait manqué de respect à une personne mais elle venait de comprendre une chose importante pour son avenir : la sympathie avec un renégat ne menait à rien. Elle releva pourtant la tête vers ce dernier, ne comptant pas s'arrêter en si bon chemin, elle devait tester ses propres limites pour savoir jusqu'où elle était prête à aller. Elle voulait tester la mort, et s'approchait le plus possible de cette limite. Marcher en équilibre sur un fil sans savoir de quel côté se laissait tomber: la mort ou la vie. Une poussée d'adrénaline la fit alors se relever mais avec certaines difficultés et se rapprocher du jeune homme dangereusement. Elle ne tenterait rien par la force parce qu'elle se savait déjà perdante, elle remua simplement ses lèvres.
    « Ce n'est pas à moi de penser. Mais en revanche une question me brule les lèvres, est ce que chacun membre de ton clan est aussi emprunt de colère ?! Comment vous faites pour vivre avec un tel dose de culpabilité ?! Oh mais attends je pense déjà avoir la réponse à cette question … » Elle avança encore d'un pas, plongea son regard dans le sien et laissa ses derniers mots résonnaient dans l'écho de la grotte comme un point final sur une page blanche. « … vous n'avez pas de coeur ! »
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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Ven 19 Déc - 17:23

Leurs regards, emplis de haine, s’affrontaient dans un début de tempête comme celle qui grognait au-dehors. Mais l’indifférence d’autrui sembla aussi les unir. Nick, le solitaire couvert d’amertume, se surprit à vouloir explorer cette personnalité farouche à ses cotés. En général, les renégats prenaient le dessus par la violence des coups et leur caractère abusif, sortant tout droit d’un désir de vengeances. Mais ce qu’il fallait savoir c’est que cet homme se voyait comme l’ennemi de tout le monde. Même sa propre sœur l’avait trahi. Même cette femme qu’il avait soignée avait été contrainte de s’éloigner de lui. Ne faisait-il pas partit du clan du mal, tel l’allégorie du diable ?

Tous se croyaient si fort, si impénétrable avec leurs murailles fortifiées. Croyaient-ils encore à cette hypocrisie qui différence le mal du bien ? Nick n’avait jamais prétendu être un bienfaiteur, mais ceux qui n’étaient pas renégats n’avaient rien à envier en tant que partisan du mal. Les yeux clairs rencontrèrent alors à nouveau le regard de braise et sombre de la jeune femme.

Puis, elle jeta une attention amère sur sa blessure rouverte à cause de l’attaque de Nick. Il ne s’en voulut pas pour autant et n’ajouta rien à ce propos. Un long silence s’immisça entre eux. Un ami de longue date, apparemment pour les deux protagonistes. Le renégat se releva de toute sa hauteur, elle en fit de même. Un combat particulier s’annonçait sans précédent. Ils se fixèrent. Nick remarqua cette audace qu’il n’avait vue chez aucune victime. La peur peut-être en ressentait-elle mais ne le montra pas. Inquiétude ? Ce mot sembla inconnu de ce visage féminin. La haine l’habitait mais elle resta calme lorsque les mots franchir ses lèvres, venant caresser comme un effleurement de papillon la bouche masculine, en effet leurs visage se rapprochaient dans une atmosphère tendu et furieuse : « Ce n'est pas à moi de penser. Mais en revanche une question me brule les lèvres, est ce que chacun des membres de ton clan est aussi emprunt de colère ?! Comment vous faites pour vivre avec une telle dose de culpabilité ?! Oh mais attends je pense déjà avoir la réponse à cette question … »
La voix aurait été presque douce, si Nick n’y avait pas entendu une signification empoisonnée et piquante. Le détestait-elle ? Oui à souhait surement. Elle laissa sa phrase en suspend dans une maitrise d’elle-même que le jeune homme en sembla presque surpris. Lui qui n’arrivait guèrement à se contenir. La fin de la réplique s’annonça alors ; Il n’avait pas de cœur.
Les iris bleutés vinrent se cacher sous les longs sourcils noirs, il les rouvrit aussitôt pour la dévisager. C’était à lui de s’avançait car la prochaine réponse traverserait son être. La voix asséchée par la hargne, Nick laissa les paroles s’évaporer :


- Je n’ai pas de cœur ? Pour démentir ta conclusion, il faudrait que je t’épargne c’est ça ? Il faudrait que je vive sous la coupe de l’homme qui dirige Eden ? Ou que je sois comme toi, sujet à la violence des Renégats, pour errer ici chaque jour comme une âme en peine ? Ou bien encore, je devrais soigner ta jambe ? M’excuser pour le mal que je t’ai fait ? Et, ainsi tu décideras si j’ai un cœur ?

Il pouvait sentir le souffle répétitif de la jeune femme se plaquait contre son menton.
Nick n’avait jamais prétendu être un saint, ni quelqu’un de bien, surtout depuis qu’il était devenu ce qu’il était aujourd’hui. Mais le fait qu’on lui assigne le rôle d’un être impur et dénué de vie le rendait si fragile, étrangement.


- Faudrait-il que j’expose un sentiment de pitié, d’amour ou de tristesse pour avoir un cœur ? Avoir de la compassion ? Crois-tu vraiment que tu réagirais bien mieux qu'en cet instant si j’avais une quelconque once de pitié pour toi ?

Il avait élevé la voix, d’ailleurs celle-ci raisonna en écho. Nick n’ignorait pas qu’elle le faisait sortir de ses gonds, mais si elle continuait, savait-elle qu’elle pourrait être victime de futurs actes irréfléchis ?

- Pour répondre à ta question. Je préfère encore être redoublé de haine, plutôt que d’immortaliser ma vie en tant que bon compatissant qui regarde son existence au lieu d’y prendre part. Si j’étais aussi doux qu’un agneau, tu douterais de moi de la même façon, car je suis et je reste un renégat.

Cette fois-ci, il détourna les yeux, perdant le contact, il tourna les talons. Lentement il fit les cent pas à l’opposé du corps de la jeune femme qui tenait difficilement debout. Arrivé près des parois de la grotte, il plaqua ses deux mains contre elle, face au mur de roches et baissa la tète.
Pourquoi ne se pliait-elle pas comme les précédentes victimes ? Que cherchait-elle ? Les paroles étaient la faiblesse de Nick, bien plus qu’un coup de couteau ou une balle reçu en plein cœur. Bien entendu, il ne se laissa pas étreindre de douleur par quelques insultes amères mais les mots de la jeune femme lui rappelaient incessamment une vérité si difficile à reconnaître.


- Tu prétends que je suis un monstre en tuant, il serait idiot de ne pas le voir transparaitre dans tes mots et tes yeux. La colère m’effleure mais toi il te suffit d’une douleur pour réagir car la douleur t’incite au mot. Je tue avec une arme blanche, tu anéantie par les paroles…

Il se tourna alors vers elle, fit quelques pas pour arriver à sa hauteur. Revenant à sa place, juste en face d’elle, Nick conclu pour lui laisser la main :

- Alors as-tu plus de coeur que moi ? ...Finalement on n’est pas si différent que ça, toi et moi.
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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Sam 20 Déc - 0:33

    La jeune femme ne sourcilla pas une seule fois, gardant une posture droite bien que assez bancale. Son regard restait sombre et profond fixant sans interruption la silhouette de Nick, cherchant minutieusement la faille qui arriverait à le faire sortir de ses gonds. Elle se doutait qu'après son acte les conséquences ne seraient pas longue à surgir de l'obscurité, mais elle s'en fichait. Elle voulait connaître ses limites, tombaient d'un des côtés de cette ligne imaginaire qu'elle se projetait et rien ni personne ne pourrait l'arrêter à part elle même. La seule chose qui lui faisait peur, c'était jusqu'où lui était capable d'aller. Elle le dissimulait mais elle ressentait quand même la peur de l'inconnu.

    Puis lorsque leurs visages furent séparés de quelques centiments, il lui cracha de nombreuses quetions sans réponse à la figure, mais une chose était sure ce ne serait pas elle qui y répondrait. Tout deux devaient se remettre en question pour faire avancer ce combat et ce qu'il était entrain de faire. Elle, de son côté, réfléchissait à la meilleure façon d'y répondre pour le blesser superficiellement une nouvelle fois. Le silence régna alors de nouveau en maitre pendant un court moment mais le renégat ne fut pas long à reprendre la main. Elle l'écouta de nouveau, puis le regarda s'éloigner. Elle préparait sa réplique et attendait son tour pour pouvoir la jouer qu'importe le temps qu'elle devrait attendre. Jetant un rapide coup d'oeil au dehors, elle savait qu'elle avait encore le temps car la tempête dehors redoublé de force.Le ton du jeune homme augmenta et raisonna dans l'endroit clos sans issue de secours, comme ses derniers mots. Elle plissa simplement les yeux cherchant une quelqueconque signification aux tons que prenaient sa voix. Puis après avoir répondu à sa question, il se tourna pour aller s'appuyer contre la paroi opposé à la sienne. Une autre ligne les séparait, et personne ne l'avait encore franchie. Mais la vraie question était de savoir lequel des deux allaient la franchir en premier.

    Elle soupira alors lentement avant de regarder de nouveau sa jambe blessée. Le sang continuait à affluer sur le sol, elle grimaça mais oublia très vite ce détail pour reporter toute son attention à cet homme qui attisait sa curiosité et en même temps qu'il lui faisait découvrir une nouvelle personnalité d'elle même. Mais ce fut surtout ces dernières paroles qui la firent réagir car elle même, n'avait jamais douté avoir un cœur. Ce fut alors à son tour de jouer et d'abattre ses cartes sur la table.
    « Il faudrait que je vive sous la coupe de l'homme qui dirige Eden ? Mais ne vis tu pas déjà sous la coupe d'un homme ? Il faudrait que je sois comme toi, pour errer ici comme une âme en peine ? Mais qui t'a seulement dit que je ressentais une quelqueconque souffrance au fond de moi ? Il faudrait que je soigne ta jambe ? Je ne me rappelle pas t'avoir demander de m'aider. De plus quand on fait couler le sang, on ne cherche pas à l'essuyer ! Ou faudrait il alors que tu t'excuses ? Qui t'as seulement demander de t'excuser ? Je t'épargne d'ailleurs cette peine car tes excuses ne franchirait même pas mes tympans. » Son ton était ironique mais elle avait une voix posée et très calme, un calme déroutant. Il voulait poser des questions et bien elle les lui renverrait en pleine vigure et il allait être servi car elle n'était pas décidée à lui donner beaucoup de réponses pour l'instant ! Elle laissa ensuite flotter un long silence, c'était comme ci le temps avait été mis sur pause. Sherry ne bougeait plus et le regardait fixement, rien n'avait changé à part son regard qui s'éclaircissait peu à peu car elle avait l'avantage pour l'instant. Elle continua alors. « La compassion n'engage à rien, ce qui je pense ne te caractérise pas mais détrompe moi si seulement je me trompe. Par ailleurs, un renégat ne doit point ressentir de pitié pour les gens à part pour lui même. Comme je te plains mon cher, avoir une vie aussi facile juste en ôtant la vie à un être qui n'a rien demandé et continuer de mener sa petite vie bien tranquille dans sa petite bulle bien sécurisante ! » Elle déversait ses mots avec l'espoir caché qu'il aurait un impacte sur lui.

    Puis elle détourna son regard de cette silhouette pour pencher sa tête en arrière. Sa jambe commençait à plier sous le poids de son corps, l'adrénaline était redescendue mais pas la colère qui l'attisait sur le coup. Elle bascula alors sa tête en avant pour continuer, il ne répliquait pas et ce n'était pas pour lui déplaire. C'était tellement mieux de pouvoir dire ce qu'on avait a dire sans être interrompue.
    « Il est beaucoup plus simple de parler que d'agir. Tu as au moins eu le choix dans ta vie et si aujourd'hui tu es un renégat c'est que tu en as décidé ainsi alors ne viens pas imaginer la façon dont j'aurai réagi car étant un doux agneau, je doute que tu aurais fait ce choix si … judicieux. » Un sourire se plaqua sur ses lèvres avant de poursuivre. « Il est certain que j'ai plus de cœur que toi car à la différence de toi, moi je n'en ai jamais douté. Par ailleurs je n'ai jamais tué comparé à toi mais ne pense pas que je me caractérise comme une victime sinon je serai déjà à tes pieds à l'heure qu'il est. Évidemment je ne dis pas non plus n'avoir jamais fait d'erreurs, car tout le monde fait des erreurs. Le seul hic, c'est que ces erreurs finissent toujours par nous tirailler un jour où l'autre. Alors aurais tu fais une malheureuse erreur qui aurait changé ta vie ? » Sa dernière question fut le dernier pic qu'elle lui lança avec un ton plein d'ironie. C'était désormais à lui d'abattre ces cartes, mais est ce que les mots seraient plus forts que les actes pour lui, elle n'en avait aucune idée mais elle ne serait pas longue à le découvrir.
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Nick Walters*

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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Dim 21 Déc - 21:59

    Nick savait qu’elle répondrait avec autant de ferveur. Il imaginait déjà l’ironie palpable qu’elle avait déjà montré les prémices avant qu’il ne verse son flot de paroles. Elle excéda dans une divine rhétorique, la provocation et la moquerie animèrent le ton de sa voix mais le renégat l’écouta sans ciller, d’ailleurs il ne trouva rien à redire. Comme depuis le début, il la laissait parler et répondait après, confrontant ainsi la philosophie de deux mondes. La jeune femme commença alors par la reprise de ses questions pour y répondre par d’autres interrogations et ainsi espérer de l’abattre à plate couture. C’est à la fin de ce premier jet qu’un léger sourire se dessina sur les lèvres masculines. Ignorait-elle maintenant qu’elle l’amusait ?

    Il ne s’ennuyait pas, loin de lui cette idée ! Cependant, elle avait de la force à revendre. Il en connaissait qui beaucoup se serait plié de douleur sous une blessure aussi cuisante, pourtant elle ne baissa pas les armes, ne laissant pas transparaitre la douleur dans ses mots. Est-ce que Nick louait cet évident courage ? Il préféra ne pas répondre à cette propre interrogation. Ne jugeons pas trop vite. Elle se pensait peut-être un peu trop sur d’elle-même…
    Son sourire s’effaça aussi lentement qu’il était survenu, il ferma les yeux pour laisser la voix poignarder son esprit, après tout ces phrases qui signifiaient qu’il était un monstre n’était-elle pas vrai ? Seulement elle réfutait totalement ce qu’elle avait dit ne jamais faire : elle le jugeait droitement et surement. Ceci ne lui plut guère d’ailleurs… Mais il la laissa finir, après tout, le doute lui revenait de droit.

    Adroitement, le jeune homme s’apercevait qu’elle ne répondait pas à ses questions. Tout l’honneur était pour elle, apparemment elle avait bien compris qu’il ne suscitait aucune réponse valable. Juste la vérité qui ne serait jamais trouvé. Les prunelles se découvrirent à nouveau pour fixer longuement ses adverses devant lui, un éclair de colère traversa les iris azurés. La haine faisait partit de son quotidien maintenant, il est vrai qu’il y avait bien des années qu’il ne parlait que très peu, ou voir pas du tout des journées entières. Nick se rendit compte qu’il était plus facile d’éloigner une émotion qui s’était ancré totalement en lui pour essayer le distinguer maintenant de son esprit. Mais au prix d’un effort incroyable, le renégat se maitrisa, il ne voulait pas s’avouer vaincu. Pas devant cette femme qui l’accusait à tord et à travers. Avait-elle seulement une idée de ce qu’il avait vécu ?
    Il est vrai que Quentin Grant avait loué tous les arguments possibles pour que Nick accepte de rentrer dans son camp. Mais aujourd’hui la trahison de son propre sang était bien la seule raison qui le poussait à rester un hors-la-loi. Oui il avait fait des erreurs ! Et pas qu’une ! Sa vie se résumer à un chemin semé de mauvaises décisions… Seulement aujourd’hui, il était trop tard pour reculer et les renégats avaient réveillé un autre être dans sa propre tête.

    La voix féminine s’abaissa alors sur une dernière touche piquante. Nick aurait rit en soulignant un coté pathétique, mais la dernière affirmation de la demoiselle était plus vrai que jamais : les erreurs du passé nous rattrapent toujours tôt ou tard.


    « Si tu penses que je vais m’excuser d’être un renégat, tu peux toujours rêver ! »

    Et comme s’il s’attendait à ce qu’elle réplique, Nick leva sa main droite vers le visage féminin pour lui intimer le silence.

    « Oui je sais…Tu n’as jamais dit que tu voulais entendre ma désolation. Ne t’inquiète pas, je ne te ferais pas se plaisir. »

    La colère brulait dans sa gorge dans une attente lascive.
    Le jeune homme savait pertinemment qu’il ne pourrait se retenir longtemps, mais pour le moment il devait laisser le calme se procréer, le temps qu’elle oublie quelques instants qu’il était le chasseur et elle la biche.


    « Il est marrant de voir comme tu te contredis. N’as-tu pas dit que tu ne me jugerais pas ? Que tu ne prétendais pas me connaître ? Pourtant, tu insinue que je doute avoir un cœur. Pourtant j’en ai bien un. »

    De manière provocante, il prit la main de la jeune femme pour la poser sans scrupule sur son t-shirt à la hauteur de sa poitrine gauche. Là on sentait que l’organe vital martelait douloureusement la poitrine du jeune homme.

    « Mais si pour toi, avoir un cœur est de dire ‘éprouver de la compassion ou de la pitié’, peu importe comment tu appelles cela, alors non effectivement je n’en ai pas. Puis, tu viens de m’avouer que les renégats n’ont aucun civisme puisqu’il tue sans vergogne, mais j’y reviendrais plus tard… Tu affirmes également, contrairement à tout à l’heure, connaître si bien les renégats car ils ne peuvent éprouver amour, tendresse ou douceur… Etrange je dois dire… Je pense que tu ne sais plus quoi dire ou que tu semble si perdu que ta seule arme et d’essayer de me faire plier sous la violence pour obtenir ton gain. »

    Les derniers mots tranchèrent sur une voix bien plus froide, plus rude.

    « C’est ça que tu cherches alors ? Tu préfères que je te tue ou inflige les pires cruautés à ton petit corps de femme pour ainsi pouvoir te plaindre ? Faire éprouver de la compassion chez d’autres, ainsi ils te soigneront ? Mais dis-moi, qui est le plus lâche de nous deux ? Celui qui ne répond que la stricte vérité depuis tout à l’heure ou celui qui se fourvoie sous des questionnaires sans pouvoir y répondre de peur d’avouer qu’il souffre aussi violemment qu’un damné ? »

    Cette fois la rage s’envola et vint fouetter les parois rocheuses de la grotte.
    Comment avait-il pu être aussi bête ? N’était-elle pas son ennemi ? Elle se cachait aussi bien que lui, et pourtant se fourvoyer car elle n’était pas aussi vrai qu’elle voulait le laisser transparaitre.


    « Je n’ai peut-être pas de cœur, mais au moins je ne me vante pas non plus d’avoir une dignité. La dignité ne se prouve pas en enfonçant ton adversaire par de simples tirades mais par des actes ! Crois-tu alors que tes erreurs sont moins immondes que les miennes ? Car tu penses avoir choisis le bon camp et moi le mauvais ? Mais qui es-tu pour juger ? La gentille fille et le méchant garçon n’est-ce pas ? Sors de tes révolutions puériles et ouvre les yeux ? Crois-tu qu’à Eden, on vaut mieux que moi ? Alors pourquoi n’y es-tu pas ? »

    Brusquement ses mains vinrent emprisonner chacun de ses bras, Nick lui fit un léger croche-patte sur sa jambe valide, ainsi son corps basculait sous son poids. La force masculine la maintenant amorti sa chute. Il l’assit sur le sable et attrapa son sac.

    « Ne bouge pas, je pourrais te faire encore plus mal. »

    Il enleva sa veste et déchira un bout des pans de son t-shirt. Cherchant vivement quelques choses dans son sac, de son autre main il sortit son couteau. Nick se rapprocha de la jeune femme toujours au sol, accroupie à coté d’elle, dans un mouvement brusque il coupa à l’aide son couteau le bout de jean déjà déchiré, ainsi la blessure lui était totalement découverte. Posant ses mains, dans ce silence glacial et palpable, il toucha la jambe fragilisé, jaugeant minutieusement la coupure. Une fiole sortit de son sac, un liquide transparent régnait à l’intérieure. C’était du vinaigre blanc, idéal pour la cicatrisation. Les moyens précaires n’étaient plus à faire, surtout les produits pharmaceutiques. Il renversa un peu de lotion sur le bout de son vêtement, appliquant l’instant d’après, délicatement, le tissu sur la plaie.

    « Serre les dents. » Lui dit-il sans la regarder.

    Il avait remarqué tout à l’heure qu’elle avait manqué de fléchir sous la quantité de sang qu’elle perdait. Lorsqu’il eut finit de nettoyer la plaie, il enroula le tissu sous forme de bandage pour arrêter l’hémorragie.

    Se relevant, il sortit son briquet et se remit à rallumer le feu, les petits pois seraient bientôt prêt.


    « En faisant ça, je ne compte pas remonter dans ton estime, ne t’en fais pas. Je paris que tu aurais préféré que je te massacre. Si ça peut te rassurer j’en étais à deux doigts. »

    Il se tut. Les dés étaient dans ses mains.
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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Lun 22 Déc - 0:29

    Sherry reprit son souffle et le laissa parler pour en écouter chacun de ses propos mais avec moins d'attention que précédemment. Elle commençait à prendre conscience que toutes ses explications n'avaient ni queue ni tête et qu'elle se contredisait elle même sans qu'elle ne s'en soit rendue compte. Elle avait laissé les émotions prendre le dessus sur elle et s'en voulait à présent. Depuis le début, sa seule colère avait été animé par l'envie irrésistible de se rapprocher le plus possible de la mort. Pourtant tout ce qu'elle y avait gagné, c'était de se remettre en question. Mais son regard ne changea pas pour autant.

    Comme un pantin, elle le laissa prendre sa main et la poser sur son torse au niveau de son cœur. Elle ne répliqua rien mais ne fuyait pas pour autant son regard, elle le laissa parler en sachant pertinemment qu'il avait raison. Elle encaissait coup sur coup sans répliquer à quoi bon, il avait l'avantage et il en avait conscience. En revanche elle ne supporta pas ces propos suivants. Elle retira sa main de son tee-shirt puis avala difficilement sa salive, une boule venait de se former au creux de sa gorge mais elle ne résigna pas à s'écrouler à ses pieds et serra les poings. Elle ne croyait pas avoir fait moins d'erreurs immondes dans sa vie et il y avait surement pire dans la vie que la mort en elle même.
    « Je ne crois pas voir fait moins d'erreurs que toi dans ma vie, je ne crois rien du tout à présent. Mais je n'ai pas choisi de camp, je ne souhaite pas soutenir votre querelle et encore moins devoir me battre avec des actes car dans ce cas là, je perdrai automatiquement. Alors oui peut être que je souffre, que je vais mal mais au moins je ne m'apitoie pas sur mon sort comme beaucoup de personne le ferait. Eden, ne m'inspire aucune confiance et encore moins ton propre clan. Je préfère vivre seule en communion avec la seule chose qui reste intact dans ce chaos : la nature ! »

    Elle n'eut à peine le temps de dévoiler ce qu'elle avait a dire qu'il l'attrapa brusquement pour la plaquer sur le sol. Surprise, elle ne chercha pas non plus à se défendre, de toute façon elle ne voyait pas vraiment comment sur le moment et elle n'avait jamais su. Une peur croissante revue alors le jour dans le bas du ventre de Sherry. Elle ferma les yeux et se laissa faire comme précédemment. Son cœur se mit à battre rapidement, elle avait tellement souvent crue avoir enfouie cette peur aussi profondément que possible et elle comprenait désormais pourquoi elle avait été aussi loin avec lui, et ce n'était pas seulement pour connaître ses limites mais aussi pour savoir qu'elle avait le contrôle d'elle même. Ce qui était totalement faux car elle n'avait plus le contrôle de sa vie depuis que cet homme l'avait sali. Elle serra les dents lorsqu'il déversa le liquide sur sa plaie et ferma les yeux. Il serra le bandage autour de cette dernière et elle le sentit s'éloigner. Malgré ce qu'il venait de faire, il avait raison de dire qu'il ne remonterait jamais dans son estime car ce ne serait pas le cas. Elle se releva alors difficilement et s'adossa sur l'entrée de la grotte, de façon à être dos à lui. Elle se fichait pas mal de se recevoir du sable en pleine figure ou de sentir le vent venir se plaquer sur son visage, elle ne souhaitait pas non plus se faire plaindre même si ce serait surement de cette façon qu'il prendrait son acte. Tout ce qu'elle souhaitait à présent c'était un peu de solitude pour réfléchir mais aussi pour oublier. Elle avait voulue jouer et elle avait perdue, c'était elle qui souffrait et qui était de nouveau hanter par un souvenir qu'elle avait voulue oublier tant de fois. Elle savait pertinemment qu'elle était plus fragile que ce qu'elle laissait paraître même malgré son petit côté : « madame je sais tout sur tout » car enfin de compte, elle ne savait rien.

    Elle souffla ensuite longuement, puis porta une de ses mains à sa bouche pour ronger ses ongles, s'asseya à l'opposé du renégat, évitant soigneusement son regard. Elle attrapa une boite de conserve maladroitement à cause de ses mains tremblantes et commença à manger sans dire un mot. Elle aurait pu manger n'importe quoi pour ne pas à avoir à parler. Sa colère s'était envolée pour laisser place à une fille fragilisée par une des ses erreurs resurgit à cause d'une conversation qu'elle n'aurait jamais du commencer. Mais contre tout attente, elle laissa enfin raisonner dans l'écho de la grotte un simple
    « Merci ». Surement le premier mot gentil qu'elle déclarait au renégat depuis leur rencontre mais elle ne commença pas non plus à lui demander son prénom, elle s'était peut être radoucie mais il ne fallait pas non plus poussé car un rien pourrait de nouveau laisser ses émotions reprendre le dessus sur elle.
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Nick Walters*

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MessageSujet: Re: Cohabitation forcée...[Sherry]   Mar 6 Jan - 15:58


    Quelques brindilles commencèrent à faire frissonner un léger feu. Les conserves seraient enfin ouvertes pour nourrir les deux étrangers qui venaient d’avoir un échange des plus houleux. Feintant l’indifférence, Nick regarda tout de même du coin de l’œil la jeune femme se releva avec un peu de mal. Elle lui tournait le dos et préférait offrir la défaite de son visage à la brume sablonneuse qui se secouait au dehors. Pour une fois, le jeune renégat ne pensait rien. Il n’avait aucune pitié pour elle, mais aucune haine non plus. Il ne lui en voulait pas. De toute évidence à quoi bon ? A quoi cela servirait ? Elle avait le droit de le détester pour ce qu’il semblait être, pour le clan qu’il avait choisi. Cependant il ne pouvait s’empêcher de louer cette indépendance qu’elle avait à la vue de cette société décadente qu’opposé renégats et citadins. Elle avait préféré rester à l’écart, vivant loin de cette guerre stupide et sans merci.

    C’est elle qui gagnait.
    Certes elle n’avait pas été meilleure dans ses paroles mais au moins elle était maitresse dans ses choix et dans ce qu’elle croyait être. Pensif, Nick détourna de nouveau la tète, regardant sans vraiment sans apercevoir les grains de sable rasant le sol dans une danse presque lascive. Lui, il se découvrait comme quelqu’un sans avenir. Il ne savait plus qui il était. Celui qui adorait et haïssait sa sœur au point d’en dénigrer son clan ? Celui qui discuter avec une inconnu aux opinions si divergentes ? Ou le manipulateur qu’il semblait être comme jadis ? Qui était Nick Walters ?

    Rompant les pensées qui bafouaient son esprit, la jeune femme avait prit place devant le petit feu de bois, plus ou moins ridicule vue son intensité. Elle ne lui adressa pas la parole. D’ailleurs il en fit de même. D’une main fébrile, maladroite, elle attrapa une conserve et commença à déguster. C’est à cet instant que Nick releva la tête, croisant les iris de la jeune femme. Mais ce fut elle qui parla. Un simple « merci » s’échappa de ses lèvres pour venir résonner contre les parois brutales de la grotte. La bouche masculine se plissa, il aurait presque sourit légèrement s’il ne s’était pas retenu. Il ne voulait pas faire preuve de compassion, il n’avait pas envie qu’elle croit qu’il est de la pitié pour elle.


    « De rien… » Lâcha-t-il au bout de quelques secondes avant de prendre la première bouchée de son repas précaire.

    Aussi loin qu’il se souvienne, Nick détestait les petits pois. Mais depuis cette « fin du monde » il avait été contraint de survivre en se nourrissant de ces pousses vertes. Arrivé à la moitié de son ‘festin’, il reposa la boite métallique au sol, résignant à ne pas finir. Il s’allongea sur le sol dur et sablonneux, le regard gris fixé au plafond naturel. Son expression sembla perdu, puis sa voix se fit neutre, il mesurait ses mots, il voulait s’habituer le temps d’un moment à la fragilité qu’il avait perçu en la regardant tout à l’heure :


    « Tu vis ici ? »

    Une nouvelle cigarette se glissa entre ses lèvres.
    La seconde d’après une fraise rougeoyante éclaira l’embout.


    « Ne t’inquiète pas, si tu me dis oui je ne viendrais pas te rendre visite la nuit. »

    Il osa un regard vers elle.
    Nick s’adoucit quelque peu.


    « Ca va ta jambe ? »
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